la grotte des fées allier

Comme nous l’avons souligné (Zilhão et al. En effet, d’après Delporte (1955 : 79,81) : “ la limite des fouilles Bailleau n’est qu’approximative : elle a en effet été relevée au niveau de la couche moustérienne et elle tend à s’évaser dans les niveaux périgordiens ”. 2006 : fig. De cette voie ferrée, il ne reste plus aujourd’hui qu’un chemin rural longeant le Graveron. Figure 20 – Pièces retouchées en silex allochtone qui, à la grotte des Fées, n’est rencontré que dans le cas de pièces aurignaciennes typiques. Calibration uses the CalPal software (Weninger and Jöris 2007). Il est possible que Delporte, à un certain moment de ses travaux, ait perçu la limite méridionale de son palier sud comme une interface verticale entre le déblai Bailleau et les dépôts en place préservés au-delà et que les photos aient été prises pour en témoigner. Their evaluation suggests, considering the location of both Delporte’s and previous, 19th-century excavation work, that at least the upper part of Delporte’s profile cut through disturbed deposits and cannot be used to support the integrity of the sequence. En réalité, les niveaux B1 et B2 n’ont pas livré à Delporte une seule pointe de Châtelperron. 2006 : 12644-12645) établit que la série faunique conservée au Musée des Antiquités Nationales (MAN) rassemble principalement des os de carnivores ou accumulés par eux (fig. It is preceded by the Mousterian industry, and lasted from c. 45,000 to c. 40,000 BP. La seconde est d’ordre fonctionnel : les habitants des deux grottes auraient aménagé la zone du « foyer » pour regrouper les activités de traitement des ressources alimentaires et pour la confection de leur outillage. 2). fig. 2006 : fig. Dans le cadre de cette hypothèse, la meilleure façon d’expliquer la présence des pièces aurignaciennes au sein des niveaux B4a et B4 est d’invoquer une intrusion post-dépositionelle et non pas une interstratification (Zilhão et al. 3,9). The industry produced denticulate stone tools and also a distinctive flint knife with a single cutting edge and a blunt, curved back. En conséquence, nous supposons que les références à des travaux réalisés en 1955 et 1956 (cf. Lorsque que l’on date des dépôts intacts, et à moins d’indications claires d’une sédimentation très lente où d’un palimpseste associant des événements distincts séparés par des hiatus importants, la faune doit être grossièrement contemporaine des vestiges lithiques associés et ce, quel que soit l’agent d’accumulation considéré. 74La proposition de Mellars et alii selon laquelle les niveaux moustériens ont été “ intensément fouillés ” au XIXe siècle n’est pas fondée. Aussi, la discussion des informations objectives livrées par la fouille (p. ex. Ces travaux ont ainsi permis une analyse critique des premières interprétations. Ces observations peuvent être confrontées au profil longitudinal de Delporte (fig. Application to the Study of Upper Palaeolithic and Mesolithic Ornaments. 20Dans le secteur intact du site, au-dessus des niveaux moustériens (couche C) et sous l’humus (couche A), Delporte a reconnu une stratigraphie formée de cinq niveaux châtelperroniens. Il est donc possible que le profil longitudinal corresponde à un état de fouille antérieur à celui rapporté à la fin de la campagne de 1954 (cf. 1954 ; b. On note la présence de pseudo-poinçons ou pseudo-pointes identiques à ceux décrits dans des tanières pléistocènes de Hyènes ou dans les tanières actuelles en Afrique (Villa et d’Errico 2001). HomeIssues19VariaLa Grotte des Fées (Chatelperron,... Dans une publication récente, Gravina et collaborateurs (2005) admettent qu’une interstratification entre industries châtelperroniennes et aurignaciennes est avérée à la grotte des Fées, phénomène qui implique une longue contemporanéité entre les populations porteuses de ces deux technocomplexes. Bulletin de la Société Préhistorique Française, 64, p. 15-28. Comme le montre le tableau 3, le niveau B4-5 est très pauvre. GRAVINA B., MELLARS P., BRONK RAMSEY C. 2005 - Radiocarbon dating of interstratified Neanderthal and early modern human occupations at the Chatelperronian type-site. A gauche : canine de Cerf très usée provenant de la campagne de fouille 1952 et montrant une perforation obtenue par rotation. fig. Excavation history, stratigraphy and dating 94L’exposé de nos vues sur la stratigraphie de la grotte des Fées qui, nous l’espérons, ne prêtera pas à de nouvelles querelles de grammairiens, peut finalement être résumé comme suit : nous n’avons aucun doute quant au fait que les niveaux B1 à B3 des fouilles Delporte de la grotte effondrée sont des déblais et nous croyons que le matériel des niveaux B4-B5 provient, pour partie et bien que nous n’en connaissions pas la proportion, mais pour partie seulement, de témoins intacts du remplissage originel de la cavité ; le site contenait à l’origine un riche ensemble châtelperronien couvert par des niveaux superficiels dans lesquels étaient inclus des vestiges représentant des incursions sporadiques, accumulés au cours d’occupations aurignaciennes plus tardives. BERNALDO DE QUIRÓS F. 1982 - Los inicios del Paleolítico Superior Cantabrico. Dans tous les cas, le véritable intérêt de la pièce mentionnée par Mellars et alii, est qu’elle met en relation les niveaux A à B3 par un raccord s’ajoutant à celui qui joint un large fragment proximal issu du niveau A à un fin fragment distal du niveau B3 (fig. A droite : fragments d’outils réalisés dans la même matière première et présentant le même type de retouche : b. niveau B2, fouille 1953 : c. niveau B5, fouille 1962 ; d. niveau B4, fouille 1952.A. 1,3). 15) a ainsi été décrite comme “ une forme de lame à dos peu typique ” car “ il n’y a pas d’abatage caractérisé, mais simplement accommodation de l’arête par une retouche incomplète et peu abrupte ” (Delporte 1957 : 466-467 ; n° 31 de la planche VI). 1. Cet auteur a décrit le n° 318 comme “ une lame à retouche abrupte ”et le n° 898 comme une “ lame à large retouche ”. Les couches B1 à B3 livrent un nombre plus important de pièces patinées ou ébréchées que les couches B4-B5. Figure 10 – Décompte d’Henri Delporte (n.d. : 28) des pièces retouchées par unités stratigraphiques. Dans ce cas, et à moins qu’un nombre suffisamment important d’échantillons soit daté, des datations 14 C peuvent toujours offrir des résultats cohérents. (2006), Mellars et alii doivent encore démontrer la justesse de leur vue. Considérant le sujet traité, il était suffisant de montrer que les niveaux B1 à B3 étaient remaniés. 2). The railway line, which followed the Graveron hollow, has disappeared, where a path now runs. (…) the deposits eventually exposed by Delporte in the western face of this section, marked by a dense mass of protruding roots, does [sic] indeed represent the loose backdirt of the earlier excavations, whereas the section exposed in the immediately adjacent southern face (partially shown on the left-hand side of the photograph, and with no visible protruding roots) represents the in situ occupation levels (…). Figure 7 – Les fouilleurs du XIXe siècle ont-ils laissé intact un témoin d’une hauteur de deux mètres entre l’entrée étroite de la grotte et leur zone d’activité ? 2006, et données inédites ; les huit échantillons datés de B1-3 ont été ajoutés au décompte des ossements). Fig. 5). La question de la dimension mise à part, la pièce soi-disant peu convaincante, présente une retouche identique à celle des deux autres objets. 15). It's a Micro size geocache, with difficulty of 4, terrain of 3. 73L’absence de matériel moustérien dans les niveaux B1 à B3 ne contredit pas notre interprétation. DAWKINS R. 2006 - The God Delusion, London, Bantam, 406 p. DELPORTE H. 1952 – Note préliminaire sur la stratigraphie et d’industrie de Châtelperron (Allier), Montbrison. 1999). En conséquence, le signal chronologique correspondant aurait dû être révélé par les datations. 2002; Trinkaus et al. Il est, au moins, clair que la cohérence stratigraphique des trois datations de pièces issues du niveau B5, toutes recueillies en 1962 (tabl. Geological formation processes of the site of Isturitz (South-western France). Visite libre avec fiche, lampe de poche et clé à retirer à la Maison de la Vallée du Sichon. La grotte des fées (GC30XRR) was created by Bourbonnais on 7/26/2011. Magnifique cavité située au bord du Sichon, cette grotte doit son nom à la légende selon laquelle des fées l’habitaient. 1999). 1953) ; c. niveau B4-5 (1962) ; d-e. niveau B4 (d. 1953; e. 1954).Figure 19 – Dufour bladelets from the grotte des Fées : a-b. Un plan méconnu des fouilles de Bailleau à Châtelperron (Allier, 1867): implications topographiques et stratigraphiques et conséquences pour la connaissance du gisement de la « Grotte des Fées » Autores: Raphaël Angevin, Elisabeth Lacoste Localización: Paléo: revue d'archéologie préhistorique, ISSN 1145-3370, Nº. En réalité, ces dix échantillons sont issus de deux unités stratigraphiques seulement (B5-B5a et B1-3). A Critical Review of the Evidence and Its Interpretation. S’il n’a pas fouillé complètement le riche foyer de la zone d’entrée, alors qu’aurait fait Bailleau à la grotte des Fées, après ses tentatives infructueuses de retrouver des témoins d’occupations préhistoriques dans les deux autres cavités ? Figure 15 – Vue des séries lithiques des niveaux B1 (en bas) et B2 (en haut) à partir de photos prises au MAN en novembre 2005 lors de l’examen des collections. 43Ces considérations ont trois implications sur l’interprétation des datations de la grotte des Fées (tabl. Figure 18 – En haut : “ Lames retouchées ” de la grotte de Fées, d’après Depraetere (2000 : fig. 2006, tableau 2 ; les treize échantillons datés ont été ajoutés au décompte des ossements).Table 3 - Bone (teeth excluded) and lithic artifact finds in the different B levels of Delporte’s excavations at the Grotte des Fées. 2005). Nous remarquons qu’aucun autre spécimen de dent perforée n’a été recueilli dans tous les autres niveaux châtelperroniens, que ce soit le niveau de base (B5) ou les niveaux supérieurs (B1-B3) ”18 (p. 3660). Tableau 5 - décompte de l’outillage issu des niveaux moustériens de la grotte des Fées, selon Bailleau (1872) et Delporte (1957). HARROLD F. B. Que Delporte en ait été conscient, en dépit de l’apparente constance de son interprétation stratigraphique, peut expliquer l’absence d’une publication de détails et les réserves exprimées, en a parte, par le fouilleur quant à l’utilisation de la grotte des Fées en tant qu’exemple fiable d’interstratification Châtelperronien-Aurignacien (F. Bon, communication personnelle à J.-G. Bordes). Left : red deer canine from the 1952 field season with perforation obtained mostly by rotation. 2). Les résultats obtenus sont en accord avec cette interprétation mais ils ne démontrent pas l’intégrité des autres unités stratigraphiques. Lorsqu’on considère l’année de fouille (et par là même le lieu de provenance des pièces), le trait le plus frappant de la concentration du niveau B4-B4a, qui a une si grande portée selon Mellars et collaborateurs, est que, parmi les cinq objets qui la composent, trois sont issus de la fouille de 1952 (cf. III). This of course would presumably imply that the drawn section of this trench was recorded by Delporte before the extension of the excavation into the overlap zone with the 19th-century excavations (…)” (Mellars et al. Les Sentiers La Grotte des fées proposent la découverte du patrimoine paysager de la MRC de Matane par l’accès aux plus beaux panoramas de la région.. Que vous soyez promeneurs du dimanche ou randonneurs chevronnés, les Sentiers La Grotte des fées vous invitent à venir explorer un territoire d'une richesse exceptionnelle. 1954 ; b. Sur ce plan, les secteurs sont numérotés comme suit : 1. sondage initial de 1951 ; 2-est et 2-centre indiquent la tranchée de 1952 ; 2-ouest et 3-ouest correspondent aux extensions de 1953-1954 au sein des déblais accumulés contre les murs nord et ouest de la salle ; 3-est est le pallier nord fouillé en 1952 et 1954 ; le secteur 4 est le palier sud fouillé en 1953-1954; le secteur 5, qui n’est pas représenté dans le plan de 1954, ne peut donc correspondre qu’au locus fouillé en 1962. 39-40 ka 14 C BP, while seven samples from level “B1-3” relate to carnivore denning at the site throughout the ca. Tableau 3 - Ossements (dents exclues) et éléments lithiques recueillis dans les différents niveaux B de la grotte des Fées, fouilles H. Delporte (selon Zilhão et al. 53Mellars et collaborateurs contestent les conclusions de notre étude de la série lithique en discutant sept points de notre argumentation que nous allons développer dans ce qui suit. Aucun objet archéologique n’a été recueilli, à l’exception de deux nodules dans lesquels Bailleau a reconnu des percuteurs utilisés pour briser les os, mais qui peuvent n’être qu’une composante naturelle du remplissage. Le texte original est le suivant : 89“ Ces données [l’évolution verticale de la fréquence des caractères de l’industrie lithique pertinents du point de vue taphonomique] suggèrent que, si les niveaux B5 et B4a peuvent bien avoir été plus ou moins en place, les niveaux B1 et B2 ne le sont pas. Moulins, Conseil General de l’Allier, 48 p. DEMARS P.-Y., HUBLIN J.-J. Figure 22 – Distribution des pièces archéologiques au sein du dépôt moustérien de la grotte effondrée rencontré par Delporte dans un niveau inférieur de galerie (Chantier A de 1954). 34Mellars et ses collaborateurs considèrent que la cohérence des datations 14 C est leur meilleur argument : 35“ La cohérence manifeste (…) des huit dates obtenues pour les niveaux châtelperroniens les plus hauts (B1 à B3) est particulièrement significative. En d’autres termes, tout porte à croire que l’habitat châtelperronien ne s’étendait pas au-delà des limites de la fouille Bailleau. 45En résumé, les dates obtenues pour le niveau B1-3 ne soutiennent aucunement l’hypothèse d’une interstratification à l’échelle du site, pas plus qu’à l’échelle de la région. Il est alors aisé d’estimer qu’un échantillonnage aléatoire offre une probabilité de sélection d’un os d’âge châtelperronien bien inférieure à 1/8. 2), reportedly found at the same depth as a 1954 piece from 1.90-2.00 m below ground surface (Delporte 1955 : 83). Restaurant La Grotte aux fées. 2-3), ce que confirme par ailleurs la mention de ces types de marquage dans le seul rapport de 1964. Ses autres compte-rendus (Delporte 1955, 1964) sont cohérents avec cette information puisqu’ils font mention de fouilles au cours des années 1951, 1952, 1953, 1954 et 1962. 8), qui implique que les niveaux châtelperroniens ont contenu une quantité significative de vestiges fauniques d’origine anthropique. 69En bref, l’argument que Mellars et alii considèrent comme le plus pertinent va, de fait, à l’encontre de leur point de vue : la “ concentration ” en B4-B4a correspond plutôt à l’année 1952. Dans ce cas, l’explication proposée par Mellars et alii tient-elle encore ? (2007 : Fig. ), Geoarqueología y patrimonio en. 23  “These data [the vertical variation in the frequencies of taphonomically significant lithic attributes] suggest that, whereas levels B4 to B5a may well have been broadly in situ, B1 and B2 were not; given the marked surge in edge-damaged items from B4 to B3, the same probably applies to the latter”. fig. We note that not a single additional specimen of a perforated tooth was recovered from any of the other levels at Châtelperron, from either the basal (B5) or overlying (B1-B3) Chatelperronian levels”. Paris : Centre National de la Recherche Scientifique, p. 59-70. Nous nous opposons avec force à l’idée que, ce faisant, Mellars et ses collaborateurs accusent implicitement F. Bordes de grave incompétence dans la conduite des fouilles et la compréhension du site de Roc-de-Combe. 898 as a “blade with large retouche”. Il fut alors frappé par le nombre de vestiges lithiques jonchant le sol. L’affirmation du contraire par Mellars et alii. 1) : les deux niveaux sont in situ et correspondent à un palimpseste où se mêlent des vestiges aurignaciens et châtelperroniens, cette association pouvant être d’origine syn-sédimentaire ; le niveau B4-5 est un dépôt châtelperronien intact, la lamelle Dufour recueillie dans cet horizon étant intrusive, tandis que le niveau B1-3 est un palimpseste associant vestiges aurignaciens et châtelperroniens ; le secteur à pauvre résolution stratigraphique correspond, de la base au sommet, à une zone de dépôts perturbés (e.g. En bas, plan de la cavité avec localisation des secteurs fouillés par Delporte : a. tranchée initiale ; b. tranchée creusée dans le déblai Bailleau ; c. déblai Bailleau couvrant le rocher ; d. secteur fouillé en 1962 ; e. niveaux moustériens in situ observés dans un niveau inférieur de galerie ; f. paroi observée de la cavité ; g. prolongement probable de la paroi ; h. parois du niveau inférieur de galerie ; i. axe du profil longitudinal ; j. limites des fouilles Delporte de 1954 ; k. limite des fouilles Bailleau à la profondeur des niveaux moustériens.Above, longitudinal profile along the E-W trench of 1952; between points 2 and 3, the stratigraphy recorded here by Delporte is identical to that schematically illustrated in the subsequently excavated palier sud (cf. Même si les hommes ont fréquenté le site lorsqu’il servait de refuge aux carnivores, il est bien plus probable que cette présence, châtelperronienne au début et aurignacienne à la fin, a été courte et intermittente. 1954 ; b. sous la surface du sol. In : O. Bar-Yosef, D. Pilbeam (Eds. ), The Chronology of the Aurignacian and of the Transitional Technocomplexes. Par exemple, si l’on suppose que la distribution des ossements suit la proportion de vestiges lithiques aurignaciens ou châtelperroniens, dont le rapport est de 1/16 (Zilhão et al. En revanche, Delporte a pu rencontrer des niveaux en place plus à l’est. 4Au moment même où ces concepts étaient élaborés et diffusés, d’importants progrès concernant les processus de formation des sites et la taphonomie étaient réalisés. B18, Avenue des Facultés, 33405 Talence, France - j.ph.rigaud@ipgq.u-bordeaux1.fr. (2006) argued that : 1) levels B1-to-B3 were backfill; 2) only levels C and, to some extent, B4-to-B5, were conceivably intact, and 3) even if B4-to-B5 were broadly undisturbed, the best interpretation for the Aurignacian finds in B4-B4a would be post-depositional intrusion, not interstratification. 29Connaissant le mode opératoire des fouilleurs du XIXe siècle, le fait que Bailleau ait laissé intacte une partie importante du remplissage de la grotte effondrée, laisse sceptique. Ces incohérences montrent, comme nous l’avons déjà écrit, que le dessin publié par Delporte en 1957 (fig. In short, our summary view of the stratigraphy of the Grotte des Fées is as follows : we have no doubt that levels B1-to-B3 of Delporte’s excavations are backfill, and we believe that some of the B4-to-B5 material — but in an unknown percentage, and clearly not all of it — comes from in situ remnant deposits; originally, the site contained a rich Châtelperronian fill capped by surficial deposits containing remains of later, sporadic human incursions, namely during the Aurignacian; the B5 samples may well date an in situ remnant preserved in the periphery of the Châtelperronian habitat excavated in the 19th century at the center of the chamber, while the “B1-3” samples clearly date a post-Châtelperronian carnivore denning context located in a recess of the south wall of the cave, beyond the limits of the human occupation area. Il en est ainsi de l’hypothèse initialement défendue par Peyrony (1933, 1948), hypothèse selon laquelle la diversité des industries du début du Paléolithique supérieur exprime le développement de deux traditions techniques distinctes, l’une aurignacienne et l’autre “ périgordienne ”. Sur un plan théorique, on peut même envisager la possibilité que cette retouche envahissante soit produite par le “ débordement ” d’une retouche scalariforme, en particulier si cette dernière forme de retouche typique des industries aurignaciennes est appliquée à l’extrémité d’une lame épaisse à face dorsale convexe, comme cela est le cas pour cet objet. Figure 17 – Pièce de silex présentant une cassure fraîche couverte d’un film de sédiment partiellement induré. Mais dans ce secteur, deux hypothèses sont à considérer : d’une part celle où, pendant le Châtelperronien, aucun reste de faune n’a été accumulé dans le prolongement du palier sud utilisé par les carnivores pour leur tanière et, d’autre part, celle où de tels restes ont été accumulés en nombre suffisamment faible pour ne former qu’une fraction minime du palimpseste qui a pu être créé par une activité notable de ces mêmes carnivores postérieurement à l’occupation châtelperronienne. Aussi, pour chacune des questions abordées, nous rappelons d’abord le point de vue de nos détracteurs, sous la forme de citations complètes. Figure 9 – Report de l’emprise de la fouille Bailleau en croisant les indications portées dans la publication de ce dernier (Bailleau 1869) avec les indications du plan de Delporte. La commune de Châtelperron, où se trouve le site de la grotte des Fées (35 000 – 30 000 ans av. BORDES J.-G. 2006 - News from the West : a reevaluation of the classical Aurignacian sequence of the Périgord. 18L’effort tardif de Delporte et al. [1], Cave and eponymous archaeological site of the Châtelperronian in central France. ”5 (p. 3659-3660). 12Ayant entamé le remplissage de la grotte sur une distance de 15 m depuis l’entrée et rencontrant de larges blocs ne permettant pas une exploration plus poussée de la galerie, Bailleau cessa ces travaux. fig. Cette différence significative entre les niveaux moustériens et châtelperroniens a été soulignée sans ambiguïté par Delporte : “ Malgré la faible surface de l’espace “ fouillable ”, une différence fondamentale a pu être constatée entre les niveaux nets de la couche supérieure et la diffusion de vestiges, ainsi que leur petit nombre, dans la couche inférieure ; cette pauvreté de l’industrie est d’ailleurs confirmée par l’étude de la série Bailleau, beaucoup plus riche en pièces du Paléolithique supérieur qu’en pièces moustériennes ” (Delporte 1957 : 457-458). On note la présence de pseudo-poinçons ou pseudo-pointes identiques à ceux décrits dans des tanières pléistocènes de Hyènes ou dans les tanières actuelles en Afrique (Villa et d’Errico 2001). 15  “distinctive, high quality imported ”. Gravina et al., 2005 : 51) sont des erreurs de marquage, ou de lecture, et nous avons modifié notre table d’équivalence entre les différentes dénominations stratigraphiques selon Zilhao et al., 2006 (fig. En haut, à droite : tableau d’équivalence des différentes dénominations stratigraphiques utilisées par Delporte lors des différentes campagnes de fouilles. Cette solution est non seulement improbable, mais tout simplement impossible étant donnée l’étroitesse d’une telle tranchée et les contraintes spatiales environnantes. Buisson E. M. (1935), La Grotte des fées à Châtelperron in Compte rendu de la XIe session du Congrès préhistorique de France, Périgueux, 1934, Paris, Société préhistorique française, 1935, p. 184-185. En bas : différentes vues de la pièce n° 898 montrant la retouche envahissante fréquemment rencontrée au Solutréen et inconnue dans les industries châtelperroniennes. Ces niveaux se caractérisent par leur coloration rouge et ont été dénommés, de haut en bas, B1, B2, B3, B4 et B5. Eu égard à la provenance des pièces, une telle interprétation chronologique ne peut se baser que sur des considérations typologiques. Un nouveau regard sur l’enfance au Paléolithique supérieur, Perturbation assessment in archaeological sites as part of the taphonomic study: a review of methods used to document the impact of natural processes on site formation and archaeological interpretations, Une nouvelle archéo-séquence pour le Magdalénien en Corrèze. (a) Last excavation plan (n.d. : Figure 4), where, by comparison with figure 1, the “fouilles Bailleau” caption corresponds here to the profile’s “déblais” and “déblais fouilles Bailleau” (i.e., to backfill), and where the different numbered areas are as follows : area 1 is the initial 1951 test pit; 2-east and 2-middle mark the 1952 trench; 2-west and 3-west mark the 1953-1954 perpendicular extensions of this trench into the backfill accumulated against the northern and western walls of the cave; 3-east is the palier nord excavated in 1952 and 1954; area 4 is the palier sud excavated in 1953-54; area 5, not represented in the 1954 plan, can only correspond, therefore, to the area excavated in 1962. For the delving research results, see : João Zilhão, Francesco d’Errico, Jean-Guillaume Bordes, Arnaud Lenoble, Jean-Pierre Texier et Jean-Philippe Rigaud, « La Grotte des Fées (Châtelperron, Allier) ou une stratification « Châtelperronien-Aurignacien » illusoire. Les sentiers sont jalonnés de panneaux d'interprétation de la faune et de la flore. João Zilhao, Francesco d’Errico, Jean-Guillaume Bordes, Arnaud Lenoble, Jean-Pierre Texier, Jean-Philippe Rigaud, La Grotte des Fées (Chatelperron, Allier) ou une interstratification « Chatelperronien-Aurignacien » illusoire. VI, no. A l’inverse, notre analyse de la collection et des archives des fouilles Delporte déposées au Musée de Saint-Germain-en-Laye nous a conduits à conclure que les dépôts à industrie châtelperronienne surmontant cette lentille aurignacienne étaient des déblais du XIXe siècle. Histoire des fouilles, stratigraphie et datations.. PALEO Revue d'Archéologie Préhistorique , Société des amis du Musée national de préhistoire et de la recherche archéologique — SAMRA, 2008, 19, pp.391-434. Sentier La Chute La chute de la Grotte des fées est entourée de légendes locales, dont celles du séjour des déserteurs lors de la dernière Grande Guerre et celle de la halte aux voyageurs micmacs. 40Quelle que soit l’hypothèse retenue, cette séquence ne saurait être interprétée comme une interstratification car, par définition, et quand bien même les niveaux B1-3 et B4-5 auraient été en place, une interstratification implique trois niveaux distincts alors qu’ici il n’y en a que deux. Paris : Société Préhistorique Française, p. 452-477. Ensuite, ils n’ont d’autre solution que d’avancer pour ultime argument que la compétence de fouilleur d’Henri Delporte suffit à valider la stratigraphie de la grotte des Fées. 1 à 3) ne pouvaient pas être des couches châtelperroniennes in situ comme il l’avait d’abord pensé. Puisque ces vestiges ont été recueillis en 1962, ils sont probablement issus d’un témoin préservé, en retrait de la section ouest et en marge de la concentration fouillée par Bailleau, soit dans un secteur où l’on peut s’attendre à trouver non seulement des objets châtelperroniens, mais également des ossements accumulés par les Châtelperroniens ou par des agents naturels contemporains (fig. Comptes-Rendus de l’Académie des Sciences de Paris, 325, p. 537-543. HENRY-GAMBIER D., MAUREILLE B., WHITE R. 2004 - Vestiges humains des niveaux de l’Aurignacien ancien du site de Brassempouy (Landes). Belle cavité au bord du Sichon, cette grotte doit son nom à la légende selon laquelle des fées l'habitaient. 11, nos. 1953) ; c. level B4-5 (1962 ) ; d-e. level B4 (d. 1953 ; e. 1954). 2005 : 53), alors qu’ils semblent maintenant penser que cette technique n’a été employée que pour l’une des deux dents, mais ils ne précisent pas laquelle. C’est pourquoi notre argumentation repose sur les éléments suivants (Delporte op. De plus, lorsqu’une indication d’année est donnée sur les pièces ainsi marquées, il s’agit de l’année 1962, et cela est également le cas pour les étiquettes en papier contenues dans les sacs de pièces osseuses. En haut, profil longitudinal établi le long de la tranchée est-ouest de 1952. 63“ Nous sommes également sceptique vis-à-vis de leur interprétation des petites lamelles Dufour issues du niveau B4 comme étant des pièces diagnostiques d’un Aurignacien II ”10 (p. 3660). Nous ne sommes franchement pas convaincus par le fragment ténu (~2 cm) d’un soi-disant “ grattoir en bout de lame aurignacienne ” provenant du niveau B2 ”13 (p. 3661). Figure 10 – Décompte d’Henri Delporte (n.d. : 28) des pièces retouchées par unités stratigraphiques.Figure 10 – Delporte’s (n.d. : 28) table of retouched tool-types per stratigraphic unit in the Châtelperronian levels of his excavations at the Grotte des Fées. tranchée longitudinale (1952), qui nous a permis de préciser l’importance et la localisation des couches vierges, décapage par couches des paliers situés de part et d’autre de la tranchée (1953, 1954, 1962). 3,9). 2005 : n° 6 et 8 de la fig. Scale bar = 1 cm t. 76En somme, il n’y a aucune raison de croire que Bailleau ait intensément fouillé les niveaux moustériens. Vous séjournerez à 10 km de Colmar et à 48 km de Fribourg-en-Brisgau. s’accorderont avec nous pour admettre que la probabilité qu’un os soit issu d’un dépôt qui n’en contient pas, ne peut être qu’infinitésimale. fig. 14). 2006 : Figure 3). BORDES J.-G. 2002 - Les interstratifications Châtelperronien/Aurignacien du Roc de Combe et du Piage (Lot, France). 47L’utilisation de ce secteur du site essentiellement, si ce n’est exclusivement, comme une tanière de carnivores permet de comprendre pourquoi la perplexité de Mellars et collaborateurs vis-à-vis de notre interprétation de la stratigraphie et des dates, n’est pas justifiée (fig. 83Mellars et ses collaborateurs insistent fortement sur les compétences de fouilleur d’Henri Delporte : 84“ Peut-être la chose la plus extraordinaire (…), dans l’hypothèse de déblais énoncée par Zilhão et al., est le remarquable degré d’incompétence qu’elle implique quant à la conduite des fouilles et la compréhension qu’en a eu Delporte à Châtelperron ”20 (p. 3661). L’argument d’autorité aux accents médiévaux que présentent Mellars et alli nous paraît extrêmement dangereux car il constitue une grave entorse à la méthode scientifique, qui admet l’erreur au sein de sa démarche et où le progrès est souvent le fruit d’une correction des erreurs passées (fussent-elles les nôtres).

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